L’étape du Tour 2019 : « je l’ai fait ! »

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Bannière étape du Tour de France

L’Étape du Tour, c’est à la fois un défi sportif et une aventure touristique. C’était aussi le rêve de Franck, cycliste amateur, que nous avons suivi dans cette belle aventure ! Revivez avec lui le mythe de la Grande Boucle, à travers une étape de montagne qui a commencé cette année au village départ du parc olympique d’Albertville et s’est terminé à Val Thorens à 2365 mètres d’altitude. Retour sur les moments forts de cette aventure hors du commun.

Pourquoi faire l’Étape du Tour ?

Cette épreuve de montagne est l’objectif de l’année pour tous les cyclo-sportifs et les compétiteurs. Une semaine avant les coureurs du Tour de France, les 16.000 participants roulent dans les mêmes conditions de course que sur la Grande Boucle. C’est-à-dire sur des routes totalement fermées à la circulation.

Qu’est-ce qui est le plus surprenant sur place ?

El Diablo et les concurrents au départ du Tour
© sportograf.com

Même si l’on sait qu’on participe à la cyclo-sportive de référence en Europe, on ne s’attend pas à y retrouver des participants venus des quatre coins de la planète, des Mongols aux Péruviens, en passant par des cyclistes venus d’Afrique subsaharienne, de Russie ou d’Australie ! Prise en charge par ASO, l’organisateur du Tour de France, l’organisation est parfaite. Notamment en termes de sécurité. Par exemple, chaque descente et chaque virage dangereux sont annoncés par un signaleur portant un drapeau jaune. Le départ de la course est aussi très impressionnant : les 16.000 participants sont répartis en 16 sas de départ toutes les 15 minutes. Et dès le kilomètre 20, on assiste aux premiers abandons.

Et le plus frappant dans le règlement ?

L’engagement pour la préservation de l’environnement, avec un objectif de « zéro déchet » sur les routes. Au départ, une pochette à accrocher sur le vélo était remise à chaque cycliste afin d’y jeter ses détritus. Tout contrevenant pris en flagrant délit de jeter ses déchets dans la nature était disqualifié à l’arrivée. Et il n’y avait pas de gobelet en plastique sur les points de ravitaillement.

Qu’est-ce qui a été le plus dur ?

© sportograf.com

Tout le monde savait que le parcours de cette étape, la 20e et avant-dernière du Tour, juste avant l’arrivée sur les Champs-Élysées, serait extrêmement difficile. Sur les 137 kilomètres à parcourir, il y a vraiment 3 points durs :
– l’ascension du cormet de Roselend, à 1968 mètres d’altitude,
– celle de la côte de Longefoy
– la terrible et dernière ascension de 35 kilomètres entre Moûtiers et Val Thorens.

Mais le pire fut sans doute la chaleur : à Moûtiers, au pied de la montée sur Val Thorens, il faisait 45 °C. La descente dans la vallée à partir de Notre-Dame-Du-Pré, au sommet de la côte de Longefoy, s’est avérée très compliquée : la chaleur et l’intensité des freinages faisaient fondre les chambres à air des jantes en carbone, provoquant de nombreuses chutes et des accidents techniques à répétition.
Au cours de la dernière ascension, la chaleur était si extrême que de nombreux cyclistes ont souffert d’insolation.

Quels sont les plus beaux souvenirs ?

Cycliste en montagne
© sportograf.com

La beauté des paysages est à couper le souffle. L’avant-veille et la veille du départ, l’ambiance au village de l’Étape du Tour installé à Albertville est extraordinaire. Nous avons été également frappés par la gentillesse des habitants. En plus de nous encourager sans cesse, avec beaucoup de chaleur et de bienveillance, ils sont toujours prêts à nous donner de l’eau, à nous arroser, à tenir nos vélos pendant qu’on se rafraîchit… Car il y a beaucoup de monde dans les villes et villages traversés, et notamment de nombreux bénévoles adorables. Leur aide est précieuse, que ce soit sur les stands de ravitaillement où ils doivent servir une foule de cyclistes pressés de remonter sur leurs vélos, mais aussi aux croisements où ils maintiennent les barrières de sécurité pour éviter tout incident.

La plus grande joie ?

Bien sûr celle de franchir la ligne d’arrivée, et surtout de finir dans les délais. Car au final, il s’agit bel et bien d’une course, avec un vainqueur, des disqualifications et des abandons. L’émotion de terminer cette épreuve extrêmement dure, qui nous conduit à nous dépasser, est unique. C’est comme un rêve d’enfant qui se réalise

Pourquoi recommander l’Étape du Tour ?

Coureur cycliste AFM étape montagne
© sportograf.com

Cette épreuve est mythique, tout d’abord parce que c’est une étape de montagne. Elle permet aussi de se mettre dans la peau d’un pro, en passant par les mêmes villes hôtes, en roulant sur les mêmes routes, en franchissant les mêmes cols mythiques, et surtout dans les mêmes conditions de course que sur la Grande Boucle. L’ambiance y est extraordinaire et l’on fait des rencontres incroyables. Et puis, c’est un vrai dépassement de soi, dont on tire forcément une leçon de vie.

Dépassement de soi, rencontres exceptionnelles, émotion intense… l’aventure de Franck nous a beaucoup inspirés et nous espérons qu’elle vous donnera envie de vous aussi, réaliser un rêve et vous dépasser !

Quelle rêve avez-vous toujours eu envie de réaliser sans jamais oser ? Quel petit défi pouvez-vous vous lancer ? On a hâte de vous lire 🙂

Last modified: décembre 6, 2019

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