Via ferrata : à l’assaut des parois rocheuses !

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Via ferrata : à l’assaut des parois rocheuses !

Vous aimez la nature et vous dépasser ? Vous avez envie de tenter la verticalité ? À mi-chemin entre la randonnée pédestre et l’escalade, la via ferrata permet de découvrir les plaisirs de la falaise de manière progressive et ludique. Même si elle comble les adeptes du vertige en montagne, cette activité sportive est de plus en plus prisée par les familles en quête de loisirs insolites et de paysages inoubliables. Comment ? Quand ? Où ? Nos conseils pour vous lancer et tester en solo, en duo ou en famille de nouvelles sensations au parfum d’aventure !

Via ferrata : c’est quoi au juste ?

Commençons par une autre question : avez-vous envie de connaître l’émotion d’évoluer au plus près des rochers à plusieurs dizaines de mètres de hauteur ? D’être gagné par le frisson de traverser des passages au-dessus du vide au sein d’une nature majestueuse ? Et ce, à un niveau de sécurité maximal ? C’est ce que vous promet la pratique de la via ferrata, une « voie ferrée » (traduction littérale du terme italien) aménagée dans des parois rocheuses équipées de câbles, d’échelles ou encore de rampes métalliques, et souvent reliées entre elles par différentes structures de franchissement (ponts de singe, tyroliennes, etc.). Si la progression des pratiquants est ainsi facilitée, leur sécurité est également optimale grâce à un câble de sécurité ou une ligne de vie qui leur permet d’être assurés (retenus) en permanence de manière rigoureuse.

Depuis la création de la première via ferrata française dans la vallée de Freissinière en 1988, les amateurs de sensations fortes sont désormais plusieurs dizaines de milliers, de tous âges, à explorer en solo ou en groupe, y compris en famille, ces itinéraires aussi insolites que spectaculaires. Les plus nombreux se trouvent bien sûr dans les Alpes et les Pyrénées. Si l’accès aux différents sites est gratuit, la pratique doit être encadrée par un professionnel diplômé ou un club reconnu pour l’apprentissage de la via ferrata. Même débutants, les pratiquants ont ainsi la garantie de bien manipuler le matériel (généralement en location dans une boutique de sport spécialisée), de respecter les consignes et de s’encorder avec quelqu’un d’expérience pour doubler la sécurité.

Via ferrata : le bon équipement pour un maximum de sécurité

Progresser à flanc de falaise nécessite un équipement incontournable, qui comprend :

  • un harnais-baudrier,
  • deux longes (cordes spéciales) munies d’un absorbeur de choc (afin d’amortir une éventuelle chute et limiter le risque de fracture) et équipées de deux mousquetons de sécurité,
  • un casque d’escalade réglé à votre taille afin qu’il ne bouge pas
  • de bonnes chaussures adaptées au parcours, de préférence des chaussures de montagne avec un bord rembourré pour protéger la cheville.

Il est également utile d’emporter aussi un sac à dos contenant :

  • quelques aliments énergétiques , type barres de céréales aux fruits secs ou energy balls (à préparer éventuellement soi-même la veille.
  • un kit de premier secours,
  • un sifflet,
  • un vêtement imperméable 
  • des gants rembourrés (type gants de VTT) pour éviter de se blesser et d’avoir des ampoules,
  • une bouteille d’eau.

Réussir sa sortie en via ferrata

En plus d’avoir recours aux services d’un professionnel, rappelons que la pratique de la via ferrata est interdite en dehors des horaires d’ouverture.

Il est indispensable de consulter la météo avant votre sortie : différez-la en cas de mauvais temps (notamment lorsque la voie est glissante, enneigée ou glacée) et en cas de risque d’orage. Évitez de vous trouver sur une paroi exposée au sud lorsque le soleil tape fort.

Afin de garantir leur sécurité, les enfants ou les personnes ayant peu de pratique en montagne doivent être encordés et tous les pratiquants doivent être systématiquement reliés au câble. Il ne doit se trouver qu’une seule personne entre chaque piton. Afin d’éviter tout risque de chute de pierres, il est totalement déconseillé de s’écarter de l’itinéraire.
Essayez enfin de choisir un parcours de via ferrata à votre portée. Pour rappel, les itinéraires sont répertoriés en 6 niveaux de difficulté tenant compte de la raideur et de la longueur du parcours ou encore de la taille des marches-échelons à franchir.

Les 6 différents niveaux de difficultés des parcours et leurs abréviations :

F, facile : initiation à la via ferrata

PD, peu difficile : enfant et débutant

AD, assez difficile : pour débutant bien accompagné

D, difficile : pour personnes habituées

TD, très difficile : physique pour les personnes habituées possédant de bons bras

ED, extrêmement difficile : très physique pour les personnes habituées possédant de très bons bras.

La via ferrata de la Grande Fistoire

La grande fistoire ©Rambaud Jean-Pierre
©Rambaud Jean-Pierre

Au Caire dans les Alpes de Haute-Provence, est une paroi calcaire de 250 mètres de hauteur. Réputée pour son parcours sportif et aérien de difficulté D+, elle possède la plus grande passerelle de France (60 mètres de long !). Dans ses parcours réservés aux amateurs de vertige, cette via ferrata comprend aussi un pont népalais de 32 mètres de long et 3 tyroliennes de 135, 150 et 220 mètres de long.

La grande fistoire ©Rambaud Jean-Pierre
©Rambaud Jean-Pierre

 Les débutants et les enfants dès 7 ans peuvent eux aussi profiter d’un parcours adapté, accessible en ligne de vie continue (un équipement dont on ne peut se détacher) agrémenté de passerelles et d’un pont le long d’un tracé ludique et varié. L’arrivée au sommet permet profiter du sublime panorama sur les Préalpes de Digne.

La via ferrata du rocher de Saint-Julien

Dans le Ventoux : cette très belle via ferrata possède une ambiance à couper le souffle. Elle propose des niveaux de difficultés variés, depuis le parcours vert Pitchouno (le « petit ») pour s’initier jusqu’au Rompo Quieu (« casse-cul ») noté TD (très difficile) en passant par un parcours bleu (le Testourriasso ou le « têtu ») classé D (difficile) et un rouge (le thiousso, le « coriace »). Le parcours promet une vue magnifique sur Buis les Baronnies et le mont Ventoux.

La via ferrata de La Guinguette

©Eric Chaxel / BEM de Lyon

Dans l’Ain : ludique, ce parcours permet d’opter pour différents niveaux de difficultés : un parcours PD, avec la possibilité de s’échapper vers les sorties « facile » ou « échelle de perroquet », un parcours AD, varié et ludique mais avec son lot de sensations fortes (avec pont de singe, traversée d’une poutre, etc.) et un parcours D et riche en émotions, notamment lors du franchissement de la superbe passerelle du « saut de mouton ». Ce site permet de progresser le long d’une paroi bien exposée, avec une belle vue sur le village de Tenay et toute la vallée de l’Albarine

La via ferrata du Fenouillède

À Saint-Paul-de-Fenouillet dans les Pyrénées Orientales, propose 2 niveaux de difficulté. Ainsi, la Pichona est conçue pour un public familial dès 12 ans, tandis que la Panoramique (classée D) ravira les plus avertis. Le parcours offre une vue spectaculaire sur la Méditerranée, la vallée de l’Aude et le pic du Canigou. Si vous avez de la chance, vous pourrez observer des vautours au-dessus de ce site sauvage où poussent des immortelles et du thym.

Êtes-vous prêt pour emprunter les chemins du vertige et connaître vous aussi le grand frisson ?

Last modified: August 5, 2020

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